Damian Marley

Damian Marley
--BIOGRAPHIE:

-Damian «Junior Gong» Marley est un artiste musicien, dernier fils de Bob Marley,
d'où son surnom de «Junior Gong», qui lui vient de son père, surnommé «Tuff Gong».
Il
a fait son retour dans les charts mondiaux avec l'arrivée de son album Welcome to Jamrock en 2005.

Damian Marley est né à Kingston, le 21 juillet 1978. Sa mère est Cindy Breakspeare,
élue Miss Monde en 1976, Jamaïcaine qui a grandi dans les quartiers aisés de la capitale.
Il dé
bute dans la musique au sein des «Shepherds», un groupe d'enfants de stars autochtones.
Après de nombreuses apparitions scéniques, notamment au «Reggae Sunsplash» en 1992,
le groupe se dissout et Damian s'oriente vers le dancehall. Deejay Degree, son premier single sort en 1993 chez «Tuff Gong», le label fondé par son père. L'ane suivante il distribue son second simple Sexy Girls on My Mind chez «Main Street». Ensuite Damian devient porte-parole de «Leaf of Life Foundation», une association venant en aide aux enfants séropositifs.
Son p
remier album, Mr Marley, est produit par son frère Stephen, chef de l'équipe de producteurs Marley Boyz. Grâce à ce nouvel opus, il élargit son public et apparaît plusieurs fois, au festival Lollapalooza en 1997. En 2001, il revient avec un nouvel album, Halfway Tree, qui lui donne l'occasion de collaborer avec nombre d'artistes, comme Capleton.

E
n février 2006, il a participé avec l'ensemble de ses frères et soeurs au concert «Africa Unite» célébrant le soixantième anniversaire de la naissance de Haïlé Sélassié à Addis-Abeba.

Dami
an Marley s'inscrit entre tradition paternelle et modernité, puisqu'il n'hésite pas à
mél
anger son reggae jamaïcain au rap américain. La preuve en est avec le titre Road to Zion (2005) réalisé en collaboration avec le rappeur Nas, pour lequel un clip a été tourné à New York, qui montre les influences américaines très fortes que connaît la Jamaïque actuelle, mais également l'attirance des rappeurs américains pour le mouvement Rastafari.

L
ors des Grammy Awards 2006, il a reçu la récompense du «Meilleur album de reggae» (Best Reggae Album) pour Welcome to Jamrock ainsi que la récompense «Best Urban/Alternative Performance» pour son titre Welcome To Jamrock.

--DI
SCOGRAPHIE:
-Mr
MARLEY
Sor
tie:09/09/1996
L
abel:Lightyear
-
HALFWAY TREE
Sor
tie:11/09/2001
L
abel:Universal
-
WELCOME TO JAMROCK
So
rtie:01/09/2005
Label
:Tuff Gong / Universal

--
Site Officiel: http://www.damianmarleymusic.com/

# Posté le mardi 15 août 2006 07:55

Modifié le samedi 01 septembre 2007 10:17

Fantan Mojah

Fantan Mojah
--BIOGRAPHIE:

-
Owen Moncrieffe aka Fantan Mojah està Saint Elizabeth en Jamaïque où il vécu jusqu l'âge de 9 ans. Il commence alors à se tourner vers la musique et participe à plusieurs concerts il acquiert beaucoup de savoir. Il part ensuite s'installer à Kingston afin de se faire plus de contacts et de d'avoir un jour la chance de travailler dans les studios. Il débute dans le sound system de killimanjaro qui a notamment lancé le deejay Sizzla. Là bas il commence à Perfectionner son chant et développe une plus grande maturiartistique. Il choisit le nom de Mad Killer enrence à Bounty Killer l'un de ses idoles.

En
1997, le chanteur se tourne de plus en plus vers les textes conscients et se convertit à Rastafari. Cette conversion cncide avec son rapprochement avec Capleton et la David House. Il participe à l'écriture de certains titres du Prophète et fait les ch½urs sur certains titres. C'est d'ailleurs King Shango qui lui conseille de changer de nom et d'en adopter un plus spirituel. Il choisit alors le nom de Fantan Mojah (Mojah signifie amour dans un dialecte africain).

Il participe ensuite à la programmation de plusieurs festivals renommés tel que le Sting ou le Summerjam. En 2004 Fantan Mojah obtient son premier hit avec la chanson Hungry sur le Invasion riddim, produit du label Down Sound Records. Ce single est un carton et fait sortir son nom de l'ombre. Il enchaîne quelques mois après avec le nyabinghi Hail To The King qui le classe parmi les nouvelles révélations du nu roots aux côtés des Natty King, I Wayne ou Bascom X.

L'année d'après, Fantan Mojah a pour but d'établir son crew « Macka Tree Family » avec lequel il veut lancer de nouveaux artistes. Il poursuit également son odyssée musicale et enchaîne les singles sur différents labels. Il travaille en autres avec Togetherness Records pour lequel il sort le single My Love, pour le producteur Don Corleon avec Thanks & Praise et toujours avec Down Sound Records avec Corruption sur le Dutty Rub riddim. Des titres qui marquent le talent du deejay dont on attend le premier album.

--DI
SCOGRAPHIE:

-
HAIL THE KING
Sortie:05/04/2001
Label:Greensleeves

# Posté le mardi 15 août 2006 08:22

Modifié le samedi 01 septembre 2007 10:28

Black Uhuru

Black Uhuru
--BIOGRAPHIE:

Le g
roupe est formé en 1974 par Euvin "Don Carlos" Spencer, Rudolph "Garth" Dennis et Derrick "Duckie" Simpson. Euvin et Rudolph ayant quitté le groupe, l'un pour entamer une carrière solo et l'autre pour aller chanter dans un autre groupe mythique, The Wailing Souls. Arrivent alors Michael Rose, Errol Nelson et le fameux duo Sly Dunbar et Robbie Shakespeare. Le groupe enregistre alors "Love Crisis"(1977), leel point de départ de leur carrière.

Mais l
eur notoriété arrivera réellement lors du recrutement de Sandra "Puma" Jones qui vient remplacer Errol pour épauler Michael aux harmonies. Fort du recrutement de la belle américaine, le groupe enregistre en 1980 deux albums : "Black Uhuru" et "Sinsemilia" (avec Stevie Wonder au piano sur "No Loafing"), deux albums forts de chansons très roots, d'harmonies magnifiques et de thèmes militants et profondement rasta.

Black
Uhuru furent les premiers à enregistrer pour le label créé par Sly & Robbie, Taxi Records.

E
n 1981, L'album "Red" arrive dans les bacs, il est souvent considéré comme leur meilleur album studio.

Black Uh
uru enchaine les tournées internationnales – notamment avec les Clash, ou, plus étonnant, les Rolling Stones ou encore Police –, et décroche le premier Grammy Award jamais décerné a une formation reggae ! Mais au sommet de la renommée du groupe, Michael quitte la formation pour vivre sa vie et s'occuper de sa ferme. Il continuera malgré tout une carrière solo à la hauteur des exigences du public.

B
lack Uhuru connaîtra alors une carrière chaotique, à commencer par le recrutement du jeune chanteur Delroy "Junior" Reid issu du quartier de Waterhouse, tout comme Michael Rose. Mais cette alliance ne dure que jusqu'en 1990, année du décès de Puma Jones, qui entraîne la désintégration du groupe.

S
ur ce, Don, Garth et Duckie, les fondateurs originels du groupe, reforment alors Black Uhuru, mais malgré une série d'albums dont "Now", "Iron Storm" et "Mystical Truth", la magie a disparu, peut-être en raison de la vague digitale des années 80 qui dénature le Roots Rock Reggae... En 1995, le groupe se sépare à nouveau. Les trois acolytes iront même à se déchirer devant les tribunaux pour savoir qui aura le droit à l'utilisation du nom de Black Uhuru, procès gagné par Duckie Simpson.

Black
Uhuru reprend son activité avec Andrew Bees et Jenifah Nyah, mais le groupe ne surprend plus en studio et mise sur le live pour contenter son public. En février 2004, Duckie Simpson annonce le départ de Andrew Bees et le retour de Michael Rose. Le groupe tourne alors sous le nom de Black Uhuru feat. Michael Rose.

--D
ISCOGRAPHIE:
Form
ation : Derrick «Duckie» Simpson , Michael Rose , Errol «Tarzan » Nelson

197
7 - Love Crisis
1
981 - Black Sounds of Freedom (réedition de "Love Crisis")
Formation : Derrick «Duckie» Simpson , Michael Rose , Sandra « Puma » Jones

1979 - Showcase
1
980 - Black Uhuru (réédition de showcase, avec en supplément le titre "Shine Eye Gal")
1980 -
Sinsemilia
1981
- Red
1
982 - Chill Out
1983 - Guess Who's Comming To Dinner (réédition de "Black Uhuru")
19
83 - Anthem
Form
ation : Derrick Simpson , Delroy «Junior» Reid , Sandra « Puma » Jones

1986 -
Brutal
1987 - P
ositive (Puma Jones remplacée par Olafunke)
Formati
on : Derrick «Duckie» Simpson , Garth Dennis et Don Carlos

1990 - Now
1991
- Iron Storm
199
3 - Mystical truth
1994 -
Strongg
Formati
on : Derrick «Duckie» Simpson , Jenifah Nyah , Andrew Bees

1
998 - Unification
2001 -
Dynasty
Albums D
ubs et Lives :

1
982 - Uhuru in Dub
1982 -
Tear It Up - Live (album et video)
1983 -
The Dub Factor
1986 - Brutal Dub
1987 -
The Positive Dub
1988 -
Live
198
8 - Live In New York City
1990 - N
ow Dub
1990 - Love Dub (réédition d'"Uhuru In Dub")
1992 -
Iron Storm Dub
1993 - Mystical Truth Dub
1994 -
Strongg Dubb
2000
- Live 1984
200
1 - In Dub
2001
– Dubbin'It Live (été 2001, au Paléo Festival)
2007
– Party In Session : The Black Uhuru Collection (Double Compilation)

# Posté le mardi 15 août 2006 08:49

Modifié le samedi 01 septembre 2007 10:30

Israel Vibration

Israel Vibration
--BIOGRAPHIE:

-Membres : C
ecil 'Skelly' Spence, Lacelle 'Wiss' Bulgin, et Albert 'Apple' Graig (a quitté le groupe en 1996).

-L'h
istoire d'Israel Vibration commence au Mona Rehabilitation Center à Kingston. Tous trois atteints de Poliomyélite, Skelly, Wiss, Apple vont grandir dans ce centre et trouver ensemble leur foi en Rastafari. Au Centre, ils lisent beaucoup la Bible. Ils apprennent aussi certains instruments de musique comme Skelly qui se mettra au xylophone. Encore enfant, Apple est transféré à la Alpha Boys School d'où il fuguera, se retrouvant démuni dans les rues de Kingston en 1969. Vers 1974, Wiss, ayant appris le métier de couturier, devient employé du Centre. Skelly, quant à lui, monte un petit groupe : les Hot Lickers et tente sa chance sur Orange Street sans succès. Un certain Derrick Morgan lui dit néanmoins de ne pas laisser tomber le chant !

-A ce m
oment, la foi rastafarienne est au c½ur des vies des trois membres d'Israël. La direction du Centre ne voit pas cela d'un très bon ½il et Skelly et Wiss se font exclure, se retrouvant dans la rue. Pendant presque un an ils vont errer, ayant retrouvé Apple. Face à la misère, la faim, le besoin, ils vont beaucoup prier et méditer. Ls vivront de leur potager et de la vente de petits objets usuels au bord du fleuve Hope. Un beau jour, un membre des 12 tribes of Israël les entend chanter et les fait entrer dans l'Institution, laquelle jouera un grand rôle au début de la carrière du groupe.

-Ils enregistrent leur premier titre en 1976 au Channel One "Bad Intention" que les 12 Tribes financeront.. Leur premier titre officiel "Why worry" est enregistré au Treasure Isle Studio. Il est produit par Hugh Boot (membre des 12 Tribes) sur le label Orthodox et fait un tube. C'est sous la houlette du producteur Tommy Cowan qu'Israël Vibration sort son big tune "Same Song". Cette chanson tente de calmer le jeu entre les différentes branches du mouvement rasta, appelant à l'unité. S'en suit la sortie des albums "Same Song" et "Israël Tafari" sur le label Top Ranking, avec les musiciens d'Inner Circle. Le groupe n'aura pas le succès escompté et se fait arnaquer par Tommy Cowan. Bob Marley les remarque et les fait jouer en première partie de son concert dans deux festivals. En 1980, Israël enregistre, avec les Wailers, l'album "Unconquered people"(Greensleeves) au Tuff Gong Studio.
-
1983, alors qu'ils sont aux Etats-Unis, une querelle éclate et Apple quitte le groupe. Wiss enregistre un album solo "Mr Sunshine"(Jah Life). Tous les trois restent aux Etats-Unis en clandestins (n'ayant plus de visa), la carrière d'Israël Vibration est en stand-by. C'est en 1988 qu'ont lieu les retrouvailles avec Apple, le groupe commence sa longue collaboration avec Doctor Dread pour le label Ras. La carrière du groupe est relancée et l'album "Strength of my life" remet Israël Vibration sur le devant de la scène. Les Roots Radics les accompagne en tournée et en studio. "Praises" sort en 1990 et "Forever" en 1991. En 1992, Israël travaille avec le producteur dancehall Junjo Lawes qui produit "Why you so craven", un album que le groupe ne finira pas pour cause de mésentente avec Junjo. Les Tamlins se chargeront de finir d'enregistrer les harmonies. Les concerts d'Israël Vibration sont une communion, leur discographie compte deux lives : "Vibes Alive" (1992) et "Live Again !" (1997). Israël Vibration part régulièrement en tournée et ses hits sont devenus des classiques du roots reggae. En 1993 sortent les albums "IV" et "Perfect love & understanding". L'incontournable "On The Rock" paraît en 1995. En 1996 sort l'album "Free to move" et Apple quitte définitivement le groupe (le 16 avril 1996).

-"Pay the
piper" sera le premier album d'Israël Vibration en duo. Il sort en 1999, la même année que l'album solo "Another Moses" d'Apple (rebaptisé Apple Gabriel). En 2000 sort l'album "Jericho" puis en 2001 "Dub Combo" une sélection dub de titres issus de "Pay the Piper" et "Jericho". Puis suivra "Fighting soldiers" en 2002. Au regard de la discographie du groupe, on constate que leur production est restée constante et ce, en maintenant une qualité musicale. Trois albums dub s'ajoutent : "IV Dub", "Dub Vibration" et Dub Combo". Le groupe a fait de nombreuses tournées et on a pu les voir en France presque chaque année depuis 1990. C'est à se demander où Israël Vibration va puiser toute cette énergie.

--
DISCOGRAPHIE:

-FIGHTING
SOLDIERS
Re
lease : 2003
Label : RA
S
-ON THE ST
RENGTH OF TRINITY
Release
: 2003
Lab
el : Passage Productions
-LIVE & JAH
MIN'
Release
: 2003
Labe
l : RAS
-DUB
COMBO
Relea
se : 2001
L
abel : RAS
-
JERICHO
Relea
se : 16/05/2000
Label :
Jahmin' records / Musidisc
-POWER O
F THE TRINITY
Release : 2
000
Label :
RAS
-PAY TH
E PIPER
Rele
ase : 1999
Label : RAS
-LIVE AGAIN !
Release : 1
997
Label :
RAS
-RAS PO
RTRAITS
Rele
ase : 1997
Label : RAS
-
FREE TO MOVE
Release : 1
996
Label :
RAS
-ON THE
ROCK
Releas
e : 1995
Lab
el : RAS
-DU
B THE ROCK
R
elease : 1995
Label : R
AS
-IV DUB
R
elease : 1994
Label : RA
S
-IV
Releas
e : 1993
La
bel : RAS
-V
IBES ALIVE
R
elease : 1992
Label : RA
S
-FOREVER
R
elease : 1991
Label : R
AS
-PRAISES
Release : 1990
Label : R
AS
-DUB VIBR
ATION : ISRAEL VIBRATION IN DUB
Rele
ase : 1990
Label : RAS
-
STRENGTH OF MY LIFE
Rele
ase : 1988
Label : RAS
-THE GLADIATORS & ISRAEL VIBRATION LIVE AT REGGAE S
Release :
1982
Label
: RAS
-WHY
YOU SO CRAVEN
Release : 1
981
Label :
RAS
-ISRAEL
DUB - SAME SONG DUB & UNCONQUERED DUB
Release :
1980
Label
: RAS
-UNCON
QUERED PEOPLE
Release :
1979
Label
: RAS
-SAME S
ONG
Release
: 1978
Labe
l : RAS

--S
ite Officiel: www.israelvibration.net

# Posté le mardi 15 août 2006 09:33

Modifié le dimanche 02 septembre 2007 06:35

Peter Tosh

Peter Tosh
--BIOGRAPHIE:

-Né à Church
Lincoln (Westmoreland) en Jamaïque le 9 octobre 1944, Winston Hubert Macintoch dit Peter Tosh n'a pas connu son père. Sa mère (Alvera Coke) pauvre adolescente ne pouvant l'élever le confie à une tante dans la ville côtière de Savana La Mar. Personne dans sa famille n'avait les moyens de lui assurer une éducation décente mais il était très déterminé et talentueux.

-
Jeune adolescent, Peter s'installe à Denhamtown l'un des quartiers chauds de Kingston. Il partage son temps entre la rue, l'école et la chapelle du quartier. Dans la rue, il vit de petits "business". Comme tous les ghetto boys, il côtoie les jeunes kids de Trenchtown. Tosh n'a pas beaucoup souffert du "milieu" car son arrogance et sa grande taille le mettaient à l'abri des surprises désagréables. Il était respecté par ses pairs. Bien sûr il eut quelques démêlés avec la police pour détention de ganja, violence et surtout pour ses idées politico-philosophiques. La crise économique des années 60 rend la vie insupportable aux jeunes du ghetto. La drogue et la misère participent à l'explosion de la criminalité et les brutalités policières n'arrangeaient pas du tout les choses. La tension était permanente dans les quartiers pauvres de Kingston. Le déclin de l'agriculture jamaïcaine amplifie l'exode rural et l'explosion démographique dans les ghettos.Tout naturellement Peter cherchait une issue à sa situation. Il dit avoir vécu et vu des choses horribles à Trenchtowm.
Il f
réquentait épisodiquement la paroisse mais pas pour le catéchisme ni pour écouter les "bonnes paroles" du pasteur (pourtant il était très croyant) mais pour avoir accès à la guitare que le pasteur lui confiait de temps en temps. Très vite, ses dons pour cet instrument furent remarqués. Il était aussi un bon pianiste très tôt. Ce surdoué se mit aussi à la chanson en intégrant la chorale. Mais Peter s'ennuie très rapidement car les répétitions de chants spirituels laissaient peu de place à des improvisations et à l'éclosion d'un talent personnel. Et surtout ses idées révolutionnaires dérangeaient les gardiens de l'ordre moral et politique. L'église officielle et la police ne voyaient pas d'un bon oeil l'avènement de ce mouvement qu'est le rastafarisme. Peter Tosh n'avait-il pas demandé publiquement la légalisation de la marijuana ? Peter chantait dans la rue contre quelques shillings. Il dénonçait la manipulation mentale de l'église qui encourageait la diabolisation et la marginalisation des rastamen du ghetto.

-Tos
h fut influencé par le Blues , la Soul et surtout le Ska. Le Ska véhiculait des messages de rebellion, d'encouragement et de prise de conscience. C'était aussi la période des indépendances dans le tiers-monde, l'époque du black power. Le Ska rencontra un grand succès auprès des jeunes du ghetto. Peter Tosh essaya des mélanges de genres musicaux assez surprenants. Il perfectionna sa guitare et sa voix. C'est aussi à cette époque que le Ska fut détrôné par le Rock Steady (plus rythmique) qui deviendra plus tard le Reggae.

-A la même époque, un certain Robert Nesta Marley cherchait aussi sa voie. Bob avait rencontré Joe Higgs un artiste qui avait une autorité morale sur les jeunes du ghetto. Higgs était un modèle pour Bob Marley. Rappelons que Bob aussi était privé de père et trouvait en Higgs un maître sur le plan musical et le père qu'il n'avait pas connu. Bob et son copain Bunny Livingstone (Bunny Wailer) ont rencontré Peter Tosh lors d'une séance organisée par Higgs. Peter Tosh très bon guitariste et chanteur talentueux se joint à Bob et Bunny pour former un trio qui aura pour nom "The Wailing rudeboys", puis "The Wailing Wailers" et enfin "The Wailers". Ainsi naquit le plus célèbre des groupes reggae.

-Sous la direct
ion de Joe Higgs , de Coxsone Dodd, de Lee Scratch Perry et enfin de Chris Blakwell (de chez Island) le groupe enregistre plusieurs albums. Certains albums étaient pressés à quelques dizaines d'exemplaires seulement, juste de quoi rembourser les frais de location de studio et s'acheter une paire de chaussures ou un costume neuf. Le chaos économique et social qui régnait en Jamaïque à cette époque favorisait les piratages de disques d'autant plus que les radios officielles programmaient très peu de reggae. Cette musique de par le message qu'il véhicule était jugée subversive. Les premiers disques des Wailers étaient bien accueillis par le public lassé d'écouter la pop anglo-américaine dont on l'abreuvait. Les Wailers ont trouvé leur voie. Ils rencontrent le succès mais étaient fauchés.

-Bob p
art aux USA voir sa mère. Il y resta quelques mois en vivant de petits emplois, Bunny fait un court séjour dans les geôles pour détention d'arme et usage de marijuana. Peter ne tardera pas à goûter aussi aux délices de la prison. Il y fut même tabassé et en garda un très mauvais souvenir, ce qui n'a fait que renforcer la haine qu'il avait envers la police.

-Bob à son retour des Eta
ts Unis , apporte une touche pop-rock aux oeuvres des Waillers. Le groupe grandit et s'ouvre à d'autres influences musicales. Bob devient le leader incontesté des Wailers, mais la frustration et surtout le désir d'être libre par rapport aux maisons de production poussent Peter et Bunny à partir. Nous sommes donc en 1974, le trio historique des Wailers se sépare. Peter Tosh démarre alors une carrière solo avec un début difficile. La rumeur fait état d'un conflit entre Bob et Peter, il n'en était rien. Ils sont restés amis. Ils ont même fait des concerts ensemble et ont joué parfois avec les mêmes musiciens (les frères Barrett par exemple). Bunny Wailer, Judy Mowatt et surtout Rita Marley ont collaboré à la réalisation du premier album solo de Tosh. Pour l'anedocte, signalons que Peter a épousé la soeur de Bunny. Une grande famille en somme... Mais on ne comprend toujours pas pourquoi Peter n'a pas assisté aux obsèques de Bob Marley.

-Peter r
astaman pratiquant, arrogant et coléreux avait une mauvaise réputation. L'étiquette de bad boy des Wailers lui collait à la peau et il entretenait bien cette image. Il dénonçait la corruption, le mensonge et toutes les inégalités. La véhémence de ses propos, ses rapports avec la presse et son tempérament en font l'image contraire de Bob Marley. Peter était très mystique et révolté à travers ses chansons. Son engagement dans la lutte anti-apartheid en Afrique du sud et ses prises de position en faveur des opprimés de tous les pays lui attiraient quelques ennuis avec la police politique de l'île. Grand militant des droits de l'homme (les vrais droits de l'homme...), il réclamait la justice avant tout. Profitant du méga concert de la paix et de la réconciliation (Kingston Avril 1978), il réitère son message qu'il avait lancé dans l'album "Equal Rights" : " La paix est un diplôme qu'on vous délivre à titre posthume au cimetière. Tout le monde réclame la paix mais personne ne demande la justice. Je ne veux pas de cette paix, car nous avons tous besoin des mêmes droits et de justice avant tout".

-Peter étai
t un grand ennemi de Babylone (le système encore actuel) qu'il vilipendait à travers ses chansons. C'était un chanteur très engagé et très pessimiste sur l'avenir de l'humanité, il était apocalyptique. Ses messages rejoignent ceux du musicien nigérian Fela Anikulapo Kuti.
-Grâce à ses talents
vocaux il rencontre les Rolling Stone qui l'emmènent dans une tournée à travers les USA et l'Europe. De cette collaboration naîtront deux disques (Bush Doctor et Mystic Man). Tosh devient alors une machine à produire des hits et enchaîne les concerts en Jamaïque et ailleurs dans le monde. Plus tard, Peter s'entoure du plus célèbre duo rythmique de la planète reggae à savoir Robbie Shakespeare à la guitare et Sly Dunbar à la batterie. Il forme le groupe "Word Sound & Power" qui l'a accompagné partout. Il réussi à s'offrir les services de l'excellent saxo (ténor et alto) Dean Fraser, la référence saxo du reggae. Dans la classification des différents styles de reggae, Peter Tosh fait partie des "Roots" de par son style musical et les messages de ses textes. Nous rangerons également dans ce groupe Bob Marley, The Gladiators, Capital Letters, Burning Spear, I Jah Man, Cimarons, Max Romeo, Heptones, Culture, Dennis Brown, Jacob Miller, Lee Scratch Perry, U Roy, I Roy, Bunny Wailer, Kiddus I, The Upsetters, Kingston Feeling, Twinkle Brothers, Mighty Diamonds, Pablo Moses, Culture, etc... la liste est très longue. Les années 80 coïncident avec l'explosion du reggae en différents styles. Un pôle européen est né en Angleterre avec l'avènement du reggae issu de la deuxième génération d'immigrés jamaïcains. Dans cette catégorie, je rangerai bien volontiers Steel Pulse, Aswad, LKJ, etc...

-Tosh est d
evenu une grande pointure dans la galaxie reggae. Mais avec le temps ses productions discographiques devenaient de plus en plus rares. Le public a attendu quatre ans la sortie de son dernier disque. Il s'est éloigné un peu de la scène et voulait entamer une carrière de producteur. Il se proposait d'aider les jeunes artistes de son pays. Il n'a jamais renié son style, il n'acceptait pas les compromis. Il a toujours défendu ses convictions. Il n'est jamais tombé dans la facilité et n'a jamais fait du reggae commercial soft, ce qui est un exploit quand on connaît la pression du lobby des maisons de disques.

-Le 11 Septembre 19
87 au soir, trois pseudo-cambrioleurs armés font irruption chez lui et l'assassinent. Sa femme et ses invités qui étaient présents furent blessés. Parmi les meurtriers se trouvait une ancienne connaissance de Peter Tosh. Les circonstances de sa mort restent floues. On parle d'un marché que Peter n'aurait pas respecté, d'un règlement de compte, de la police politique, des services spéciaux d'un pays (CIquelque chose, peut etre). Signalons aussi que Peter Tosh et un ami étaient sur le point de prendre le contrôle d'une station radio très populaire en Jamaïque et voulaient transformer cette radio généraliste (la seule independante en Jamaïque) en une radio 100% reggae. Les discussions étaient tendues. Cette radio était considérée comme un instrument potentiel de propagande, un outil stratégique, voire une arme. Peter avait beaucoup d'ennemis. Ce qui est certain c'est qu'il a été victime d'un complot ou d'un contrat. Peter Tosh gênait beaucoup de gens. L'un de ses meurtriers est aujourd'hui en prison après un procès expéditif et une délibération record de 11mn. Les deux autres assassins courent toujours. Le mystère qui entoure sa mort contribue à entretenir le mythe et la légende du personnage.

--DISC
OGRAPHIE:
Avec les Wailer
s :

-Catch A Fire (1972
)
-Burnin (1973)
En so
lo :

-Legalize It (1976)

-Equal Rights (1977)
-Bush Doctor (1978)
-Mys
tic Man (1979)
-Wanted
: Dread & Alive (1981)
-Mama Africa (1983)
-Cap
tured Live (1984)
-No N
uclear War (1987)
Album
s posthumes :

-The Tough
est (1996)
-Honorary Ci
tizen (1997) : coffret de 3 CD compilant des singles jamaïcains, des titres live et ses plus grands tubes.
-Live At The O
ne Love Peace Concert (2000)
-I Am That I Am (20
01) : enregistrements acoustiques.
-Black Digni
ty (2004)
-Can't Blame T
he Youth (2004)
-Talkin
g Revolution (2005) : ce double CD rassemble Live At The One Love Peace Concert et I Am That I Am.

# Posté le mardi 15 août 2006 18:07

Modifié le samedi 01 septembre 2007 10:35